L’Office suédois des migrations a tenu à clarifier sa position après la polémique suscitée par une décision d’expulsion visant un nourrisson. Sa directrice générale, Maria Mindhammar, affirme que l’agence n’expulse pas de jeunes enfants seuls à l’étranger.
La controverse a émergé après qu’un média suédois a révélé qu’un bébé avait reçu une décision d’expulsion. Cette information a provoqué incompréhension et inquiétude, laissant entendre que l’enfant pourrait être contraint de quitter le pays sans ses parents.
« Un malentendu majeur »
Maria Mindhammar distingue toutefois clairement deux étapes juridiques :
les décisions d’expulsion d’une part, et les modalités d’exécution d’autre part.
« Il faut faire la distinction entre les décisions d’expulsion et les décisions d’exécution. Ces décisions devraient être prises en priorité avec les parents », a-t-elle déclaré.
Selon elle, il existe un « malentendu majeur » quant à la manière dont ces décisions sont appliquées. L’Office des migrations ne mettrait pas en œuvre des expulsions envoyant de jeunes enfants à l’étranger sans accompagnement parental.
Une précision après la médiatisation
Le média public Ekot, qui a révélé l’affaire, a également souligné que les autorités ne s’attendaient pas à ce que l’enfant quitte effectivement la Suède seul. La décision juridique ne préjugerait pas des modalités concrètes d’exécution.
Face aux réactions suscitées, Maria Mindhammar a indiqué vouloir davantage de clarté dans la communication des décisions, afin d’éviter toute interprétation erronée.
Cette affaire relance néanmoins le débat en Suède sur la politique migratoire et sur la manière dont les décisions administratives concernant les mineurs sont perçues par l’opinion publique.


