Les parlementaires sénégalais ont approuvé mercredi un projet de loi visant à durcir les sanctions contre les actes sexuels entre personnes de même sexe, selon des informations rapportées par l’agence de presse Reuters.
Le texte a été adopté à une large majorité lors d’un vote au Parlement. 135 députés ont voté en faveur de la proposition, aucun ne s’y est opposé et trois se sont abstenus.
Une promesse du gouvernement élu en 2024
Ce vote constitue la dernière étape parlementaire dans l’adoption de cette nouvelle législation, qui faisait partie des promesses électorales du gouvernement arrivé au pouvoir en 2024.
Selon plusieurs observateurs, cette initiative s’inscrit dans un contexte où les autorités affirment vouloir renforcer la législation existante sur les actes qualifiés de « contre nature ».
Des peines pouvant atteindre dix ans de prison
En vertu de la nouvelle loi, les personnes reconnues coupables d’« actes contre nature » pourraient être condamnées à des peines de prison allant jusqu’à dix ans, ainsi qu’à des amendes pouvant atteindre 10 millions de francs CFA.
La législation précise que cette catégorie inclut notamment les relations homosexuelles, la bisexualité et la transidentité, mais également d’autres actes tels que la zoophilie et la nécrophilie.
Contexte de tensions et d’arrestations
Cette évolution législative intervient alors que plusieurs arrestations d’hommes soupçonnés d’actes qualifiés de contre nature ont été signalées ces derniers mois, selon des organisations locales.
Le texte doit désormais être promulgué par le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye pour entrer officiellement en vigueur.


