Lors des “landsdagar” (congrès national) du parti Sverigedemokraterna (SD), Denice Westerberg, présidente de la branche jeunesse Ungsvenskarna, a prononcé un discours très critique envers l’islam, déclenchant une polémique médiatique importante.
Ce qu’elle a dit
- « Islam har ingen plats i Sverige » : selon SVT, elle a déclaré que l’islam ne “n’a pas de place” en Suède.
- Elle a critiqué l’immigration qu’elle juge responsable non seulement de “guerres de gangs”, mais aussi d’une “culture qui ne correspond pas aux valeurs suédoises” : « en religion, beaucoup de choses vont à l’encontre de nos valeurs suédoises ».
- Elle a affirmé : « Nous ne devons pas permettre qu’une seule mosquée de plus soit construite. »
- Concernant le rôle culturel, elle a pointé du doigt ce qu’elle appelle “domination” et “misogynie” : elle a critiqué des comportements comme le fait de “parler fort au téléphone dans le bus”, “crier dans les classes”, “mutilations génitales” et l’obligation faite, selon elle, de certaines femmes de porter un voile.
- Elle a lancé une mise en garde : « Si vous voulez appeler la Suède votre pays, vous devez vous adapter. Sinon, vous êtes libres de prendre le premier vol qui part d’ici. »
- Elle a également assuré : « La Suède ne deviendra jamais un pays musulman. »
- D’après Riks.se, elle s’engage à combattre “toute mosquée qui promeut l’extrémisme” : « Je promets de me battre pour que chaque mosquée qui mène un type d’extrémisme soit démolie. »
Contexte politique
- Ungsvenskarna est le mouvement de jeunesse du parti SD. Leur présidente, Denice Westerberg, s’exprime donc dans un cadre officiel et structuré.
- Le discours a été largement relayé par des médias suédois : SVT a couvert ses propos et publié un entretien où elle explique que ceux qui viennent en Suède doivent “s’adapter à nos lois et nos valeurs”.
- Aftonbladet, un des plus grands journaux suédois, rapporte aussi son discours et souligne l’accueil enthousiaste de l’audience : « …sont applaudissements ».
- Le site Kvartal note que Westerberg accuse les “anciens politiciens” d’avoir “fermé les yeux” sur les conséquences de l’immigration et de la “culture étrangère” qu’elle juge incompatible.
Réactions et portée
- Ces propos sont perçus comme très durs et provocateurs : plusieurs médias parlent d’attitude islamophobe.
- Le discours de Westerberg s’inscrit dans une ligne politique du SD déjà critique sur l’islam et l’immigration : le parti a déjà défendu des positions strictes concernant les mosquées et l’intégration culturelle.
- L’événement pourrait renforcer les débats sur la liberté religieuse, la laïcité et l’intégration en Suède, mais aussi attirer l’attention des opposants au SD sur les risques de radicalisation des discours.


