Le 3 février 2026, le procès de Marius Borg Høiby, le fils aîné de la princesse héritière de Norvège Mette-Marit, a débuté devant le tribunal d’Oslo dans ce qui est décrit comme l’un des procès les plus suivis de ces dernières années en Norvège. La couverture médiatique est exceptionnelle : plus de 200 journalistes sont présents pour couvrir cette affaire, selon le quotidien suédois Aftonbladet.
Qui est Marius Borg Høiby ?
Marius Borg Høiby, né le 13 janvier 1997 à Oslo, est le fils aîné de Mette-Marit, princesse héritière de Norvège, issu d’une relation antérieure à son mariage avec le prince héritier Haakon. Bien qu’il ait grandi au sein de la famille royale, il ne fait pas partie officiellement de la Famille royale et ne détient aucun titre ni rôle public.
Les accusations et le début du procès
Selon Reuters, Marius Borg Høiby, âgé de 29 ans, comparaît devant la justice norvégienne pour un total de 38 chefs d’accusation très graves. Ces accusations incluent notamment des violences sexuelles (quatre chefs de viol), des violences domestiques, des agressions physiques, des infractions liées à la drogue, des menaces avec arme et d’autres délits criminels.

À l’ouverture du procès, Høiby a plaidé non coupable pour les accusations les plus graves de viol et de violences domestiques, tout en ayant reconnu certaines infractions moins graves telles que des comportements offensants, des violations de restriction de contact ou des infractions routières, toujours selon Reuters.
Le bureau du procureur a souligné que Høiby ne recevrait aucun traitement de faveur malgré sa proximité avec la famille royale, insistant sur l’égalité devant la loi.
Arrestations et détention
La veille du procès, Høiby a été arrêté à nouveau sur des accusations distinctes, notamment violences corporelles, menaces avec un couteau et violation d’un ordre de restriction, a rapporté Reuters. Un tribunal d’Oslo a ordonné sa détention provisoire pour quatre semaines afin de prévenir tout risque de récidive.
Couverture médiatique massive
Le procès a suscité une audience considérable dans la presse scandinave et internationale. Le média norvégien NRK a notamment diffusé des reportages approfondis sur le cas, soulignant l’importance sociale du procès dans un pays qui se targue d’une forte égalité des genres. Aftonbladet, en Suède, a rapporté que plus de 200 journalistes suivaient les audiences à Oslo, une couverture rarement observée pour des affaires judiciaires familiales en Norvège.

Réactions de la famille royale
La famille royale norvégienne a adopté une position officielle très discrète sur l’affaire. Le prince héritier Haakon et la princesse héritière Mette-Marit n’ont pas assisté aux audiences, bien qu’ils aient exprimé leur soutien privé à Høiby. NRK a rapporté que le palais a réaffirmé sa confiance dans le système judiciaire norvégien tout en soulignant que Høiby n’est pas un membre de la Famille royale régnante.
Dans une autre interview citée par les médias, la sœur de Høiby, la princesse Ingrid Alexandra, a évoqué le caractère difficile de la situation pour toute la famille.
Enjeux judiciaires et poursuite du procès
Le procès est prévu pour durer environ sept semaines, jusqu’à mi-mars 2026. Si Høiby est reconnu coupable des infractions les plus graves, il pourrait encourir plusieurs années de prison, y compris pour les accusations de viol.
Cette affaire a également suscité de vastes débats publics sur la vie privée, l’égalité devant la justice et la manière dont les figures associées à la monarchie sont traitées lorsque confrontées à des accusations criminelles graves, d’après plusieurs analystes cités par les médias.
Le procès de Marius Borg Høiby est devenu un événement judiciaire et médiatique d’envergure, non seulement en Norvège mais à l’échelle internationale. Soutenu par une couverture approfondie de Reuters, NRK, Aftonbladet et d’autres organes de presse, il met en lumière des questions sensibles autour de la responsabilité individuelle, des attentes sociales envers les proches de figures publiques, et de l’impartialité du système judiciaire.
Selon Reuters, ces chefs d’accusation incluent notamment des violences sexuelles (dont plusieurs accusations de viol), des violences physiques, des menaces, des infractions liées à la drogue ainsi que des violations d’ordonnances judiciaires.
NRK, le média national norvégien affirme qu’il s’agit de l’un des dossiers criminels les plus lourds impliquant une personne liée à la famille royale, tant par le nombre que par la gravité des faits reprochés.


