La législation suédoise prévoit un cas précis dans lequel une personne peut perdre automatiquement sa citoyenneté suédoise. Cette situation concerne principalement les personnes nées à l’étranger et n’ayant jamais entretenu de lien réel avec la Suède.
Une perte automatique à l’âge de 22 ans
Un citoyen suédois peut perdre sa nationalité le jour de ses 22 ans s’il remplit simultanément trois conditions :
- être né hors de Suède,
- ne jamais avoir résidé en Suède,
- ne pas avoir effectué de visites régulières ou significatives démontrant un attachement réel au pays (liens familiaux, culturels ou sociaux).
Cette règle vise les situations où la nationalité suédoise n’est plus accompagnée d’un lien concret avec l’État.
Comment conserver sa nationalité suédoise ?
La perte de nationalité n’est pas automatique si la personne effectue une démarche administrative préalable.
Il est possible de conserver sa citoyenneté en :
- déposant une demande officielle auprès de l’Agence suédoise des migrations (Migrationsverket),
- entre 18 et 22 ans impérativement.
Cette demande n’est toutefois pas nécessaire si la personne :
- a déjà vécu en Suède à un moment de sa vie,
- ou a résidé pendant au moins sept ans dans un pays nordique (Danemark, Finlande, Islande ou Norvège).
Une protection contre l’apatridie
La loi suédoise prévoit également une protection importante :
la nationalité ne peut pas être retirée si cela rendrait la personne apatride, c’est-à-dire sans aucune autre nationalité.
La règle de perte automatique ne s’applique donc que si l’individu possède une autre citoyenneté.
À retenir
Il est donc possible de perdre la citoyenneté suédoise sans jamais avoir vécu en Suède, mais uniquement à l’âge de 22 ans et sous certaines conditions strictes. Cette perte peut être évité facilement par une demande administrative effectuée à temps.


