Le président américain Donald Trump a vivement critiqué ses alliés de l’OTAN après leur refus de participer à une éventuelle opération militaire liée au conflit avec l’Iran, notamment autour du stratégique détroit d’Hormuz.
Dans un message publié mardi sur Truth Social, le dirigeant américain a affirmé que les États-Unis n’avaient désormais « plus besoin » du soutien des pays membres de l’Alliance. Une déclaration qui intervient après plusieurs sollicitations de Washington restées sans réponse positive.
Une alliance fragilisée par le refus européen
Selon Donald Trump, « la plupart » des pays de l’Otan ont clairement indiqué qu’ils ne souhaitaient pas s’engager dans une opération militaire américaine contre l’Iran.
Initialement, Washington espérait obtenir un soutien pour sécuriser le détroit d’Hormuz, un point névralgique du commerce énergétique mondial. Mais face au refus de nombreux alliés, le président américain affirme que les États-Unis ont finalement agi seuls, revendiquant un « grand succès militaire ».
« Nous n’avons plus besoin de leur aide – et nous n’en avons jamais eu besoin », a-t-il déclaré, dans un ton particulièrement offensif.
Le détroit d’Hormuz, un enjeu mondial
Le détroit d’Hormuz est l’un des passages maritimes les plus sensibles au monde. Près de 20 % du pétrole mondial et une part importante du gaz naturel liquéfié y transitent chaque jour.
Depuis l’intensification des tensions avec l’Iran, ce corridor maritime est fortement perturbé, provoquant une flambée des prix de l’énergie sur les marchés internationaux.
L’Europe divisée, mais prudente
Plusieurs pays européens ont fermement rejeté l’idée d’une intervention sous bannière de l’Otan. L’Allemagne s’est montrée particulièrement claire.
Son ministre de la Défense, Boris Pistorius, a déclaré :
« Ce n’est pas notre guerre. Nous ne l’avons pas déclenchée. »
D’autres États se montrent plus ouverts, à l’image du Danemark. Son ministre des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, a évoqué la nécessité de « garder l’esprit ouvert » pour contribuer à la sécurité de la navigation.
Malgré ces nuances, l’ensemble des alliés reste globalement prudent, refusant toute escalade militaire dans une région déjà instable.
Trump dénonce une « alliance à sens unique »
Au-delà du dossier iranien, Donald Trump a relancé ses critiques récurrentes contre l’Otan, qu’il accuse d’être déséquilibrée au détriment des États-Unis.
Selon lui, Washington a dépensé « des centaines de milliards de dollars » pour protéger ses alliés, sans retour équivalent.
« Nous les protégeons, mais eux ne font rien pour nous », a-t-il affirmé, dénonçant une alliance qu’il considère comme injuste.
Vers une crise durable au sein de l’Otan ?
Cette nouvelle sortie du président américain pourrait accentuer les tensions déjà existantes entre Washington et ses partenaires européens.
Entre divergences stratégiques, refus d’engagement militaire et critiques ouvertes, l’épisode révèle une fracture croissante au sein de l’Alliance atlantique, à un moment où les équilibres géopolitiques mondiaux sont plus fragiles que jamais.


