Nous faisons le pont sur les règles encadrant le cumul d’emplois avec une activité secondaire ou indépendante en Norvège. Si cette pratique est autorisée, elle reste strictement encadrée par la loi, tant sur le plan du travail que de la fiscalité et de l’immigration.
Un droit encadré par le devoir de loyauté
En Norvège, il est en principe possible d’exercer un second emploi. Toutefois, votre contrat de travail peut contenir une clause de non-concurrence, interdisant toute activité susceptible de nuire à votre employeur. Même en l’absence d’une telle clause, le salarié reste soumis à un devoir de loyauté : le second emploi ne doit ni affecter ses performances ni empiéter sur sa disponibilité dans son poste principal.
Temps de travail : une réglementation très stricte
La loi norvégienne sur l’environnement de travail (Arbeidsmiljøloven) impose des règles strictes pour protéger la santé des travailleurs.
Chaque salarié doit bénéficier de 11 heures consécutives de repos par période de 24 heures et de 35 heures consécutives de repos par semaine. Si le cumul de deux emplois ne permet pas de respecter ces seuils, la situation devient illégale, même si les employeurs sont différents.
Fiscalité : un point de vigilance majeur
Sur le plan fiscal, la Norvège fonctionne avec une seule carte d’impôt (skattekort), divisée en deux parties :
- un taux progressif (tabelltrekk) pour l’emploi principal,
- un taux fixe (prosenttrekk), souvent élevé, appliqué aux revenus de l’emploi secondaire.
En cas d’activité indépendante (micro-entreprise de type Enkeltpersonforetak – ENK), les revenus doivent être déclarés dans la déclaration fiscale annuelle auprès de l’administration fiscale norvégienne.
Attention particulière pour les expatriés
Les travailleurs étrangers titulaires d’un permis de travail qualifié doivent faire preuve d’une vigilance accrue. Ce type de permis est généralement lié à un employeur et à un poste précis. Exercer une activité secondaire ou indépendante peut nécessiter une autorisation supplémentaire, à vérifier auprès de la Direction norvégienne de l’immigration (UDI).
Bonnes pratiques recommandées
Les experts conseillent :
- d’informer son employeur principal avant de débuter une autre activité,
- de vérifier sa couverture d’assurance, notamment en cas d’accident lié à l’activité secondaire,
- et de s’assurer que l’ensemble des obligations légales (temps de repos, fiscalité, permis de travail) sont respectées.


