Communiqué officiel du 27 janvier 2026 : clarification stratégique face à une vague de désinformation
Le ministère malien de l’Économie et des Finances a publié, ce mardi 27 janvier 2026, un communiqué officiel pour démentir toute information faisant état du lancement imminent d’une monnaie unique au sein de la Confédération des États du Sahel (AES) alliance regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Cette mise au point vise à calmer les spéculations qui circulaient depuis plusieurs semaines sur les réseaux sociaux et dans certains médias de la région.
Un démenti formel face à des rumeurs persistantes
Dans son communiqué rendu public à Bamako, le ministère a souligné qu’aucune communication officielle n’a été faite annonçant la mise en circulation prochaine d’une monnaie commune ou la finalisation d’un calendrier opérationnel pour ce projet. Il rappelle que toutes les décisions économiques concernant l’AES doivent être publiées par les canaux institutionnels reconnus, et exhorte les médias comme le public à s’en tenir exclusivement à ces sources pour s’informer.
Les rumeurs ont notamment évoqué une feuille de route déjà finalisée pour remplacer le franc CFA par une monnaie régionale souvent baptisée « Sahel ». Le ministère malien a qualifié ces publications de fausses informations, sans légitimité officielle.
Pourquoi ce démenti est stratégique
L’AES, formée en juillet 2024, aspire à renforcer la coopération politique et économique entre ses trois États membres. Bien que la création d’une monnaie commune soit un sujet débattu dans l’espace public, ce projet n’a jamais fait l’objet d’une décision institutionnelle ni d’un calendrier opérationnel public.
La clarification intervient à un moment où les spéculations pouvaient influencer la confiance des marchés et des opérateurs économiques : une annonce non vérifiée sur une monnaie commune aurait des conséquences potentielles sur les flux financiers, la confiance des investisseurs et la stabilité monétaire régionale.
Un appel à la prudence contre la désinformation
Le communiqué ministériel malien ne se contente pas de nier les rumeurs : il place aussi la lutte contre la désinformation au centre du débat économique régional. Il rappelle que seules les voies institutionnelles officielles telles que les communiqués signés et diffusés par les ministères, les Conseils des ministres ou les sites gouvernementaux font foi en matière de politique monétaire et de décisions d’intégration.
Cette mise au point s’inscrit dans un climat médiatique intensifié, où des publications virales, parfois sans sources fiables, ont largement contribué à amplifier des spéculations sur les réseaux sociaux.
Analyse : vers une intégration monétaire future ?
Bien que le sujet d’une monnaie commune continue d’être évoqué dans les débats publics porté par une aspiration populaire à une plus grande souveraineté monétaire , sa concrétisation demeurera un processus long et complexe. Elle nécessitera un cadre institutionnel robuste, une convergence macroéconomique entre les États membres ainsi qu’une communication transparente des autorités compétentes.
Pour l’heure, seules des étapes non monétaires, comme la création d’une banque confédérale pour l’investissement et le développement, ont été progressivement mises en place dans l’AES, sans qu’elles impliquent un calendrier concret vers une devise commune.


