Libreville — Les autorités gabonaises ont annoncé la suspension immédiate de l’accès aux réseaux sociaux sur l’ensemble du territoire national, une mesure qui restera en vigueur « jusqu’à nouvel ordre ». La décision a été communiquée par la Haute Autorité de la Communication (HAC).
Dans un communiqué lu sur la chaîne publique Gabon 1ère, le porte-parole de l’institution, Jean-Claude Mendome, a justifié cette mesure par la diffusion de contenus jugés susceptibles « d’engendrer des conflits sociaux et de déstabiliser les institutions ».
Des contenus jugés dangereux pour la cohésion sociale
Selon la HAC, de nombreuses publications circulant sur les plateformes numériques seraient « inappropriées, diffamatoires, haineuses et injurieuses », portant atteinte à la dignité humaine, à la cohésion sociale et à la sécurité nationale.
L’autorité de régulation pointe également les risques croissants liés à la désinformation, au cyberharcèlement, ainsi qu’à la divulgation non autorisée de données personnelles, considérés comme des menaces directes pour l’ordre public.
Liberté d’expression sous condition légale
Tout en rappelant que la liberté d’expression constitue un droit fondamental, la HAC insiste sur le fait que celle-ci doit s’exercer dans le respect des lois et règlements en vigueur. L’institution affirme ainsi vouloir trouver un équilibre entre libertés publiques et préservation de la stabilité nationale.
À ce stade, aucune précision n’a été donnée concernant les plateformes concernées par la suspension, ni sur la durée exacte de la mesure.
Cette décision intervient dans un contexte régional et international où les restrictions temporaires de l’accès aux réseaux sociaux sont de plus en plus utilisées par certains États face à des tensions politiques ou sociales.


