La Princesse Sofia de Suède s’est exprimée pour la première fois publiquement au sujet de ses contacts avec Jeffrey Epstein, dont le nom figure dans de nouveaux documents rendus publics dans le cadre de l’enquête américaine sur ses réseaux. Selon la princesse, elle l’a rencontré à deux reprises alors qu’elle était dans la vingtaine, « dans des contextes sociaux publics ».
Dans son intervention, Sofia a précisé que ces rencontres se sont déroulées dans des contextes sociaux réunissant plusieurs personnes, notamment autour d’un dîner dans un restaurant et lors d’une projection de film, sans lien professionnel ou amical particulier. Elle a réitéré qu’elle n’a « jamais eu de relation avec lui au-delà de ces occasions ».
La publication récente de courriels et d’images dans les fichiers Epstein montre également qu’elle a été mentionnée dans des échanges du milieu des années 2000, notamment via une photo envoyée par une connaissance. Dans un e-mail de 2005, Epstein aurait invité Sofia à passer quelques jours dans les Caraïbes avec lui, offre que le palais a indiqué qu’elle n’a pas acceptée.
Ces documents mentionnent aussi des invitations à des événements associés à la World Childhood Foundation, une organisation fondée par la reine Silvia de Suède pour lutter contre les violences faites aux enfants. Selon la presse suédoise, ces invitations ont été transmises à Epstein par des membres de son réseau social et non directement par la fondation.
La princesse a souligné son soutien aux victimes des crimes d’Epstein et a exprimé son soulagement de ne pas avoir eu de contact plus étroit avec lui, déclarant que ses pensées vont vers celles et ceux qui ont souffert.
À ce stade, aucune implication plus directe ou permanente de la famille royale suédoise avec Epstein n’a été établie au-delà de ces rencontres circonstancielles, qui remontent à plus de vingt ans.


