Le gouvernement finlandais a confirmé des amendements à la loi sur les étrangers : l’État ne prendra plus en charge les frais d’avocat lors de la phase initiale de l’examen des demandes d’asile par le service de l’immigration (Migri). L’assistance juridique gratuite ne sera maintenue qu’au stade du recours devant le tribunal administratif, selon l’information rapportée par le média public Yle.
Le ministère de l’Intérieur justifie cette réforme comme une « introduction à une approche plus minimale » au sein de l’Union européenne, et indique qu’elle s’inscrit dans un paquet de mesures d’économies budgétaires.
Des dispositions particulières sont toutefois prévues pour les demandeurs considérés comme vulnérables, notamment les mineurs non accompagnés et les victimes de la traite des êtres humains.
Cette réforme suscite de vives inquiétudes parmi les défenseurs des droits humains et les juristes. Ceux-ci rappellent que le premier entretien constitue l’étape la plus déterminante de la procédure d’asile, et que les erreurs ou omissions commises à ce stade sont rarement corrigées lors des recours.
Les prestataires d’aide juridique expriment également leurs craintes, estimant que cette mesure risque de fragiliser gravement les droits des demandeurs d’asile et d’augmenter les risques de décisions injustes.


