Le choc est profond dans la paisible localité de Ribe, au sud du Danemark. Lors d’une perquisition menée le 11 décembre, la police du Sud et du Jutland du Sud a découvert ce que les autorités décrivent comme un véritable enfer animalier. Une femme de 58 ans est désormais poursuivie pour violation grave de la loi sur le bien-être animal, après la découverte de plus de cinquante chiens vivant dans des conditions insalubres.
Une perquisition qui vire au cauchemar
Ce qui devait être une vérification de routine s’est transformé en opération de sauvetage d’ampleur. À l’intérieur de la propriété, les policiers ont été confrontés à une situation jugée extrême :
- Surpopulation massive : plus de 50 chiens entassés, alors que la législation danoise limite la détention privée à quatre chiens adultes. Au-delà, une autorisation de chenil professionnel est obligatoire.
- Conditions sanitaires critiques : absence d’hygiène, manque de soins vétérinaires et environnement inadapté au bien-être des animaux.
Le verdict vétérinaire : entre soins et euthanasie
Après leur saisie, l’ensemble des chiens a été transféré vers des cliniques vétérinaires pour des examens approfondis. Le bilan s’est révélé contrasté :
- Euthanasies jugées inévitables
Plusieurs chiens ont dû être euthanasiés en raison de pathologies avancées ou de malformations sévères, attribuées notamment à une consanguinité non contrôlée. - Prise en charge des survivants
La majorité des animaux a pu être soignée, vaccinée et placée dans des refuges spécialisés, avant d’être confiée à de nouveaux propriétaires.
« Heureusement, la plupart des chiens ont pu être pris en charge. Ils ont reçu les soins nécessaires avant d’être placés dans des foyers capables de leur offrir une vie digne », a déclaré l’inspecteur adjoint Kent Brynilsen.
Un rappel sévère de la loi danoise
Cette affaire rappelle la rigueur de la législation danoise en matière de protection animale. La détention massive d’animaux sans licence ni infrastructure adaptée constitue une infraction pénale sérieuse.
La suspecte encourt désormais de lourdes amendes, ainsi qu’une interdiction définitive de détenir des animaux, en fonction de la décision judiciaire à venir.
Ce fait divers illustre une nouvelle fois les dangers du syndrome de Noé, une accumulation compulsive d’animaux qui échappe souvent aux radars jusqu’à l’effondrement sanitaire. Dans ce cas précis, l’intervention rapide des autorités a permis d’éviter une issue fatale pour la majorité de la meute mais pose une question persistante : comment détecter ces situations avant qu’elles ne deviennent irréversibles ?


