Selon le WWF, 73 % des populations de vertébrés sont aujourd’hui en déclin avancé. À l’échelle mondiale, le rythme d’extinction des espèces est désormais dix à cent fois supérieur à la moyenne observée au cours des dix derniers millions d’années. Une accélération sans précédent qui fait craindre la disparition de près de la moitié du monde animal d’ici 25 ans.
Face à cette urgence, certaines initiatives misent sur la science pour tenter de préserver l’avenir du vivant. L’entreprise américaine Colossal Biosciences s’est donné une mission ambitieuse : sauvegarder le patrimoine génétique des espèces menacées.
En partenariat avec les Émirats arabes unis, la société développe le projet BioVault, une chambre forte biologique installée au cœur du Musée du Futur. L’objectif : conserver, sur le long terme, les briques fondamentales de la biodiversité mondiale.
Grâce à des technologies avancées de cryoconservation, BioVault ambitionne de congeler et stocker des échantillons de tissus, des lignées cellulaires et des génomes complets, en priorité issus d’espèces en danger critique d’extinction. Ce matériel génétique sera mis à disposition de la communauté scientifique internationale afin de faire progresser les technologies de restauration du vivant.
À terme, ces travaux pourraient aussi nourrir des projets controversés mais en plein essor : ceux de la « dé-extinction », visant à réintroduire des espèces disparues à partir de leur ADN conservé. Une approche qui soulève autant d’espoirs que de questions éthiques.
Dans un monde où la biodiversité s’effondre à un rythme alarmant, BioVault se présente comme une assurance-vie pour le vivant, misant sur la science pour préserver, voire réparer, ce que l’humanité est en train de perdre.


