Kyiv — Environ 2 000 enfants ukrainiens qui avaient été emmenés en Russie depuis le début de l’invasion à grande échelle ont été autorisés à rentrer en Ukraine, a annoncé le président Volodymyr Zelensky dans une déclaration officielle.
Selon le chef de l’État ukrainien, ce retour constitue une avancée importante dans l’un des dossiers humanitaires les plus sensibles du conflit opposant l’Ukraine à la Russie. Depuis 2022, Kyiv accuse Moscou d’avoir transféré de force des milliers d’enfants depuis les territoires occupés vers la Russie ou des zones sous contrôle russe.
Un enjeu humanitaire et juridique majeur
Les autorités ukrainiennes, soutenues par plusieurs organisations internationales, estiment que ces transferts constituent une violation du droit international humanitaire, en particulier de la Convention de Genève. La Cour pénale internationale (CPI) a d’ailleurs émis en 2023 des mandats d’arrêt liés à la déportation présumée d’enfants ukrainiens, une qualification que la Russie rejette fermement.
Le retour annoncé de ces 2 000 enfants intervient dans un contexte de négociations complexes, impliquant des médiations internationales et des échanges humanitaires ponctuels. Aucun détail précis n’a toutefois été communiqué sur les modalités exactes de ces retours ni sur le calendrier.
Des milliers d’enfants toujours concernés
Selon les chiffres avancés par Kyiv, plusieurs milliers d’enfants ukrainiens resteraient toujours en Russie ou dans les territoires occupés. Le gouvernement ukrainien affirme poursuivre ses efforts diplomatiques afin d’obtenir leur retour, tout en appelant la communauté internationale à maintenir la pression sur Moscou.
De son côté, la Russie soutient que ces enfants ont été évacués pour des raisons de sécurité ou placés dans des structures d’accueil temporaires, une version contestée par l’Ukraine et ses alliés.
Une priorité pour Kyiv
Pour le président Zelensky, le retour des enfants déplacés demeure une priorité nationale et morale. « Chaque enfant qui rentre est une victoire », a-t-il déclaré à plusieurs reprises, insistant sur le fait que le sort des enfants ukrainiens reste au cœur des discussions internationales liées au conflit.


