À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la dirigeante sociale-démocrate suédoise Magdalena Andersson a vivement critiqué la politique du gouvernement concernant les soins de santé destinés aux femmes. Dans le même temps, l’ancienne Première ministre a partagé un témoignage personnel sur une expérience d’accouchement difficile, mettant en lumière les défis persistants dans le système de maternité en Suède.
Une critique des coupes budgétaires dans les soins aux femmes
Selon la présidente du Parti social-démocrate, les politiques actuelles menées par le gouvernement du Premier ministre Ulf Kristersson fragilisent les services de santé destinés aux femmes. Elle accuse l’exécutif d’avoir réduit les financements consacrés à la santé féminine d’environ 600 millions de couronnes, ce qui, selon elle, aggrave les difficultés déjà rencontrées dans les maternités et les services gynécologiques.
Lors d’une visite récente dans la région de Skåne, Andersson a déclaré que le personnel médical travaille sous une pression extrême, certains soignants n’ayant même pas le temps de prendre leurs pauses. Elle affirme également que des mères et leurs nouveau-nés sont parfois renvoyés chez eux très rapidement en raison du manque de places dans les maternités.
Un témoignage personnel sur un accouchement difficile
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Magdalena Andersson a évoqué ses propres expériences d’accouchement à Stockholm à la fin des années 1990, durant une période qualifiée de “crise des maternités” dans la capitale suédoise.
Elle explique qu’au moment de donner naissance, il n’y avait pas de place disponible à l’hôpital, ce qui l’a contrainte à être admise tardivement. Cette situation aurait entraîné des conséquences sérieuses, sans qu’elle en précise les détails.
« Je sais ce que peut signifier un manque de ressources lors d’un accouchement — bien plus que ce qu’aucune femme ne devrait avoir à vivre », a-t-elle écrit.
Un appel à renforcer la sécurité des accouchements
À travers ce témoignage, l’ancienne cheffe du gouvernement souhaite attirer l’attention sur l’importance d’un système de santé capable d’offrir sécurité et dignité aux femmes au moment de l’accouchement.
Elle estime que la Suède devrait garantir aux futures mères un accompagnement médical suffisant lors de l’un des moments les plus importants de leur vie, plutôt que de faire face à des réductions budgétaires et à un manque de personnel dans les maternités.
Pour Magdalena Andersson, la question des soins de santé des femmes reste un enjeu majeur d’égalité et de politique publique, particulièrement à l’heure où de nombreux professionnels de santé alertent sur la pression croissante qui pèse sur les services de maternité dans le pays.


