Face à l’aggravation des tensions au Moyen-Orient et à la fermeture de plusieurs espaces aériens dans la région, le gouvernement suédois a annoncé l’affrètement d’un avion afin de rapatrier des citoyens suédois actuellement bloqués à l’étranger. L’annonce a été faite par le ministère suédois des Affaires étrangères (UD) dans un communiqué relayé par plusieurs médias suédois.
Selon les autorités, cet avion devrait décoller de Dubaï vers Stockholm, dans le but de ramener une partie des ressortissants suédois coincés dans la région depuis plusieurs jours. La crise, déclenchée par l’escalade militaire entre l’Iran, les États-Unis et Israël, a entraîné l’annulation de nombreux vols commerciaux et la fermeture de plusieurs couloirs aériens, laissant des milliers de voyageurs dans l’incertitude.
Un vol prioritairement destiné aux personnes vulnérables
D’après les informations communiquées par le gouvernement, l’appareil pourrait transporter environ 180 personnes considérées comme particulièrement vulnérables, notamment des familles avec enfants ou des personnes ayant des besoins spécifiques. Les passagers devront toutefois payer leur billet, estimé à environ 12 000 couronnes suédoises (un peu plus de 1 000 euros) pour un adulte.
Les autorités suédoises précisent également que ce vol reste dépendant de la situation sécuritaire et des autorisations de trafic aérien dans la région, ce qui signifie que l’opération pourrait encore être modifiée.
Des milliers de Suédois encore bloqués
La fermeture partielle de l’espace aérien dans plusieurs pays du Golfe a pris de nombreux voyageurs par surprise. Selon les estimations du ministère suédois des Affaires étrangères, plusieurs milliers de Suédois se trouvent actuellement dans la région, notamment à Dubaï, Doha ou Abu Dhabi.
Au moins 3 600 personnes se sont enregistrées sur la “liste suédoise” à Dubaï et environ 600 à Doha, un dispositif qui permet aux autorités de localiser les citoyens en cas de crise.
Une crise qui met la pression sur le gouvernement
Depuis le début de la crise, la gestion de la situation par le gouvernement suédois a suscité des critiques dans l’opposition. Certains responsables politiques estiment que Stockholm a tardé à mettre en place des mesures d’évacuation, alors que plusieurs pays européens ont déjà affrété des avions pour leurs ressortissants.
Dans un premier temps, le ministère des Affaires étrangères avait expliqué que l’organisation de vols d’évacuation comportait des risques importants en raison de la fermeture de l’espace aérien et de la situation sécuritaire instable dans la région.
Une opération qui pourrait se répéter
Le gouvernement suédois n’exclut pas d’organiser d’autres vols si la situation perdure. Les autorités suivent l’évolution du conflit heure par heure, tout en tentant de coordonner leurs efforts avec d’autres pays européens et avec les compagnies aériennes.
En attendant une normalisation du trafic aérien, Stockholm assure continuer à travailler pour faciliter le retour des citoyens suédois et assister ceux qui restent bloqués dans la région.


