Le gouvernement suédois a présenté une proposition visant à limiter l’accès à certaines prestations sociales pour les personnes immigrées, y compris les titulaires d’un permis de travail. Cette initiative s’inscrit dans un vaste train de réformes migratoires discuté à Stockholm.
Mesures clés du projet
Selon le texte du gouvernement présenté fin février 2026, les immigrants qui demandent à bénéficier de certaines aides de l’État comme les allocations familiales, les aides au logement ou certaines prestations parentales devront justifier d’une période de résidence d’au moins cinq années en Suède ou dans un autre pays de l’Union européenne avant d’être éligibles.
Cela concerne aussi bien des aides courantes que des indemnités liées à la maladie ou à la parentalité. Ces changements s’appliquent aussi aux travailleurs récemment arrivés sur le territoire suédois, même s’ils disposent d’un permis de travail valide.
Objectif du gouvernement
Les autorités expliquent que ces restrictions visent à encourager l’emploi et l’intégration active sur le marché du travail plutôt que la dépendance aux aides sociales. Le gouvernement souligne qu’il souhaite favoriser l’autonomie financière des nouveaux arrivants tout en renforçant le système de soutien pour ceux qui contribuent à l’économie nationale.
Le projet rencontre toutefois des critiques de la part d’organisations de défense des droits des immigrés et de certains partis politiques, qui jugent ces mesures restrictives trop sévères et susceptibles d’augmenter les inégalités sociales.


