Le pape Léon XIV s’apprête à effectuer, à partir du 13 avril 2026, une tournée africaine d’une ampleur inédite. Pendant dix jours, le souverain pontife visitera successivement l’Algérie, le Cameroun, l’Angola et la Guinée équatoriale, plaçant le dialogue interreligieux, la paix et la justice sociale au cœur de son message.
Ce déplacement marque une étape majeure dans la diplomatie du Saint-Siège et confirme la place centrale du continent africain dans les priorités pastorales et politiques du Vatican.
Une première historique en Algérie
La visite débutera par l’Algérie, un événement sans précédent : aucun pape n’a jamais foulé le sol algérien. Cette étape revêt une forte portée symbolique, tant sur le plan religieux que mémoriel. Elle s’inscrit dans le sillage de l’hommage rendu aux moines de Tibhirine, assassinés en 1996 et béatifiés en 2018, figures du dialogue et du témoignage spirituel.
Le Vatican souligne également l’importance de l’héritage de Saint Augustin, penseur universel originaire de l’actuelle Souk Ahras, dont la pensée continue de nourrir la réflexion théologique et philosophique bien au-delà des frontières confessionnelles.
Un message attendu au Cameroun
Après l’Algérie, le pape Léon XIV se rendra au Cameroun, avec des étapes prévues à Yaoundé, Douala et Bamenda. Cette dernière suscite une attention particulière en raison des tensions persistantes dans les régions anglophones du pays.
Dans un contexte marqué par l’instabilité sécuritaire et les fractures sociales, la venue du souverain pontife est perçue comme une opportunité de porter un message de paix, de réconciliation et d’écoute, tant auprès des autorités que des populations locales.
Angola et Guinée équatoriale : justice sociale et cohésion nationale
La tournée s’achèvera en Angola, avec des visites à Luanda, Muxima et Saurimo, puis en Guinée équatoriale, à Malabo, Mongomo et Bata. Dans ces pays confrontés à des défis sociaux, économiques et politiques majeurs, le pape devrait insister sur la nécessité de renforcer la cohésion nationale, de lutter contre les inégalités et de promouvoir la dignité humaine.
Ce marathon diplomatique illustre une volonté claire : faire de l’Église un acteur du dialogue dans des régions où les enjeux religieux, politiques et sociaux s’entrecroisent étroitement.
Par cette tournée africaine historique, le pape Léon XIV envoie un signal fort : celui d’un engagement renouvelé en faveur de la paix, du dialogue interreligieux et de la reconnaissance du rôle central de l’Afrique dans l’équilibre du monde contemporain.


