Le Premier ministre suédois Ulf Kristersson a affirmé mardi qu’il n’était pas prévu de geler les expulsions d’adolescents, malgré la pression croissante sur son gouvernement pour prendre des mesures en faveur des jeunes concernés.
Face aux journalistes après une réunion de la commission des affaires européennes du Parlement suédois, Kristersson a clairement déclaré que son gouvernement ne céderait pas aux demandes de suspension temporaire des expulsions, même pour les cas particulièrement médiatisés. « Nous ne ferons pas de nouvelles exemptions et ne stopperons pas cela maintenant », a-t-il affirmé, tout en reconnaissant que certaines situations individuelles peuvent être douloureuses.
Les expulsions concernent notamment des jeunes ayant grandi en Suède et parlant couramment le suédois, mais qui peuvent être renvoyés dans leur pays d’origine à la majorité en raison de règles d’immigration strictes.
Le gouvernement travaille actuellement sur d’autres solutions, comme l’utilisation d’une « clause de sécurité » prévue par une récente enquête sur la politique familiale, afin d’éviter des décisions jugées injustes sans pour autant instaurer un gel général des expulsions.

