Le débat sur la réduction du temps de travail revient au premier plan en Suède. Le Parti de gauche (V) souhaite faire de cette question une priorité lors des prochaines négociations gouvernementales. Le Parti de gauche (V) entend faire de cette question une priorité lors des prochaines négociations gouvernementales, estimant qu’une évolution du modèle actuel est devenue nécessaire face aux défis sociaux et sanitaires du monde du travail.
Selon le parti, la semaine de 40 heures, qui constitue aujourd’hui la norme pour la majorité des salariés, n’est plus soutenable pour une large partie de la population active. Ciczie Weidby, porte-parole du Parti de gauche pour les questions de marché du travail, souligne que de nombreux travailleurs peinent à concilier leurs obligations professionnelles avec leur vie personnelle.
« Beaucoup de gens n’arrivent pas à gérer une semaine de travail de 40 heures. C’est trop fatigant de jongler entre le travail, la maison, les enfants et leurs activités de plein air », affirme-t-elle.
Le Parti de gauche défend une réduction du temps de travail à 30 heures par semaine, sans baisse de salaire. Une telle réforme permettrait, selon lui, d’améliorer l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, de réduire le stress, la fatigue chronique et l’absentéisme, tout en renforçant la santé publique à long terme.
Le parti s’appuie également sur plusieurs expériences menées en Suède et à l’étranger, notamment dans certaines collectivités locales et entreprises, où des journées de travail plus courtes auraient conduit à une productivité stable, voire accrue, ainsi qu’à une meilleure satisfaction des salariés. Ces essais sont régulièrement cités par les défenseurs de la réforme comme preuve qu’une réduction du temps de travail ne se traduit pas nécessairement par une baisse de performance économique.
Sur le plan social, le syndicat LO a récemment annoncé son intention d’ouvrir des négociations avec la Confédération des entreprises suédoises en vue d’une réduction généralisée du temps de travail. Le Parti de gauche salue cette initiative et se dit favorable à la mise en place d’une enquête nationale afin d’évaluer les effets économiques et sociaux d’une telle réforme.
Toutefois, le parti estime que la question doit avant tout être traitée dans le cadre du dialogue entre partenaires sociaux, conformément au modèle suédois. En cas d’échec des négociations, le Parti de gauche n’exclut pas de déposer une proposition de loi au Riksdag afin d’inscrire la réduction du temps de travail dans la législation.


