Le nombre de personnes demandant l’asile en Suède a chuté à un niveau historiquement bas en 2025, selon les derniers chiffres officiels du gouvernement suédois et de l’Agence des migrations. Cette évolution intervient dans le contexte d’une politique migratoire jugée de plus en plus stricte par les oppositions politiques.
Une baisse marquée des demandes
Selon des données publiées début janvier 2026, le nombre de demandes d’asile enregistrées en 2025 a diminué d’environ 30 % par rapport à 2024, tombant à environ 6 735 requêtes, contre près de 9 645 l’année précédente. Cette dynamique met en lumière un recul important de l’asile en Suède.
Les chiffres de l’Agence des migrations excluent les réfugiés bénéficiant d’une protection temporaire, notamment les Ukrainiens, ce qui permet d’isoler plus précisément les demandes d’asile classiques.
Le plus bas depuis 40 ans
Même si l’évolution annuelle varie selon les méthodologies statistiques, ces données indiquent que les niveaux observés en 2025 sont les plus faibles depuis plusieurs décennies, et significativement inférieurs à ceux enregistrés dans les années récentes.
Cela s’inscrit dans une tendance de baisse continue depuis le pic de 2015, année de la crise migratoire européenne, où la Suède avait enregistré des chiffres très élevés (plus de 150 000 demandes en 2015 selon les archives statistiques européennes).
Un gouvernement revendique un tournant
Lors d’une conférence de presse fin 2025, le ministre suédois de la Migration Johan Forssell a salué cette baisse, soulignant que les réformes mises en place depuis l’arrivée du gouvernement conservateur avaient contribué à réduire significativement l’afflux de demandeurs d’asile.
« En 2025, le nombre de demandeurs d’asile a baissé de 30 % en seulement un an », a déclaré Forssell, mettant en avant une série de mesures visant à durcir les conditions d’accès à l’asile, à limiter les regroupements familiaux et à favoriser le retour volontaire des migrants vers leurs pays d’origine.
Un débat politique vif
Cette tendance intervient alors que la Suède se prépare à des élections générales en septembre 2026, et que l’immigration et l’asile sont au cœur des débats politiques. Le gouvernement actuel, soutenu par des partis favorables à un durcissement des règles migratoires, présente ces chiffres comme un succès de sa politique, tandis que ses adversaires estiment que la protection des droits des demandeurs d’asile doit rester une priorité.


