La musique nordique a de nouveau marqué de son empreinte la plus grande cérémonie mondiale de l’industrie musicale. Lors de la dernière édition des Grammy Awards, plusieurs artistes et producteurs scandinaves se sont illustrés, confirmant l’influence durable de la région sur la scène internationale.
Un deuxième Grammy pour la Finlande
Le producteur finlandais Jonas W. Karlsson a remporté son deuxième Grammy Award, récompensé pour son travail avec le duo électroacoustique américain ARKAI. Une distinction qui souligne la reconnaissance internationale d’un savoir-faire finlandais souvent discret mais très présent dans les coulisses de la création musicale contemporaine.
En revanche, la soirée a été plus décevante pour le chef d’orchestre Esa-Pekka Salonen, ainsi que pour les producteurs Danitello et MDS, tous repartis sans récompense.
Ludwig Göransson, figure majeure du succès suédois
Côté suédois, la soirée a été dominée par Ludwig Göransson, qui est reparti avec deux nouvelles statuettes, portant son total personnel à six Grammy Awards. Le compositeur a été distingué pour la meilleure musique de film ou de série télévisée, ainsi que pour la meilleure compilation pour un film ou une série, confirmant son statut de figure incontournable de la musique de cinéma contemporaine.
Natif de Linköping, Göransson s’est imposé ces dernières années comme l’un des compositeurs les plus recherchés d’Hollywood. Il collabore régulièrement avec le réalisateur Ryan Coogler, notamment sur Black Panther et Sinners, et a également signé la bande originale du film Oppenheimer de Christopher Nolan.
Dans son discours de remerciement, Göransson a tenu à saluer le travail mené avec son épouse Serena Göransson. Le compositeur a évoqué les trois mois passés à La Nouvelle-Orléans pour façonner une musique mêlant influences modernes et blues du Delta, au service du film Sinners, dont l’action se déroule dans le sud des États-Unis au début du XXᵉ siècle.
Zara Larsson, sans trophée mais sous les projecteurs
La chanteuse suédoise Zara Larsson n’a, quant à elle, pas remporté de Grammy cette année. Une absence de récompense qu’elle a accueillie avec sérénité. « Si j’avais gagné, j’aurais été aux anges, mais là, je me sens apaisée, et c’est tant mieux », a-t-elle confié au magazine Billboard.
Larsson n’en a pas moins marqué la cérémonie en interprétant son titre Midnight Sun lors du gala organisé avant la diffusion télévisée. L’artiste connaît par ailleurs un regain de popularité en Amérique du Nord, après avoir assuré la première partie de la tournée de Tate McRae. Son tube Lush Life, sorti il y a dix ans, est également redevenu viral sur les réseaux sociaux.
Une influence nordique qui se confirme
Entre la reconnaissance des producteurs finlandais et la domination suédoise dans la musique de film, cette édition des Grammy Awards confirme une nouvelle fois la place centrale de la Scandinavie dans l’écosystème musical mondial. Une influence discrète mais constante, qui continue de façonner les tendances bien au-delà des frontières nordiques.


