Une majorité centrale qui tient bon
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a une nouvelle fois sauvé sa tête au Parlement européen. Ce jeudi, la motion de censure déposée contre elle a été largement rejetée, avec 390 voix contre la destitution, confirmant la solidité de la coalition centrale réunissant conservateurs, sociaux-démocrates et libéraux.
Une offensive venue de l’extrême droite
À l’origine de cette initiative, le groupe Patriotes pour l’Europe. En ligne de mire : l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur.
Les auteurs de la motion accusent la Commission de fragiliser l’agriculture européenne, tout en tolérant des standards environnementaux jugés insuffisants chez les partenaires sud-américains. Malgré ces critiques, seuls 165 députés ont soutenu la procédure.
La tactique de l’usure atteint ses limites
Il s’agissait de la quatrième motion de censure en moins de six mois. Loin d’affaiblir la présidente, ces votes répétés semblent avoir renforcé sa majorité, incapable pour l’opposition de dépasser son socle radical. Le scrutin de janvier 2026 confirme ainsi l’échec d’une stratégie d’usure parlementaire.
Le dossier Mercosur, toujours explosif
Si la bataille est gagnée à Strasbourg, le front reste ouvert sur le plan politique. Les divisions persistent entre États membres : Olaf Scholz plaide pour une ratification rapide, tandis que Emmanuel Macron continue de défendre les intérêts des pays agricoles réticents.
La Commission espère finaliser les textes annexes au printemps 2026, mais chaque étape promet de raviver les tensions, tant au sein des parlements nationaux que dans la rue.
« Ce vote montre que la stabilité de l’Europe ne se négocie pas sous la pression des populismes », a réagi un proche de la présidente après le scrutin.


