Le Premier ministre suédois Ulf Kristersson a annoncé que la Suède ne participerait pas au comité de paix proposé par le président américain Donald Trump concernant la situation à Gaza. Stockholm évoque des préoccupations majeures liées à la structure actuelle de l’initiative ainsi qu’à son manque d’impartialité perçue.
Selon le gouvernement suédois, tout mécanisme de paix crédible doit garantir une représentation équilibrée des parties concernées et s’appuyer sur un cadre multilatéral conforme au droit international. Or, en l’état, le comité proposé ne répondrait pas à ces critères essentiels.
La Suède a réaffirmé son attachement à une solution durable fondée sur la coopération internationale et le respect des principes humanitaires. Elle a également souligné l’importance du rôle des Nations unies et des acteurs régionaux dans toute tentative de médiation liée au conflit à Gaza.
Cette prise de position illustre les divergences persistantes entre plusieurs pays européens et l’approche américaine sur la gestion diplomatique du conflit israélo-palestinien.
Pourquoi Stockholm dit non à Trump
Le refus de la Suède de rejoindre le comité de paix sur Gaza proposé par Donald Trump s’explique par plusieurs facteurs politiques, diplomatiques et de principe.
Un manque d’impartialité perçu
Les autorités suédoises estiment que la structure actuelle de l’initiative ne garantit pas une neutralité suffisante. Stockholm considère qu’un processus de paix crédible doit être perçu comme équilibré par l’ensemble des parties concernées, condition indispensable à toute médiation durable.
Une approche jugée trop unilatérale
La Suède privilégie traditionnellement les cadres multilatéraux, notamment ceux impliquant les Nations unies ou des coalitions internationales larges.
Le comité proposé par Washington apparaît, aux yeux de Stockholm, trop centré sur une approche américaine, sans ancrage institutionnel international solide.
L’attachement au droit international
Le gouvernement suédois rappelle régulièrement que toute initiative liée au conflit israélo-palestinien doit s’inscrire dans le respect du droit international humanitaire. En l’absence de garanties claires sur ce point, la participation suédoise est jugée prématurée.
Une cohérence avec la position européenne
Enfin, cette décision s’inscrit dans une ligne plus large adoptée par plusieurs pays européens, qui se montrent prudents face aux initiatives diplomatiques ne faisant pas l’objet d’un consensus international.
En se retirant du projet, Stockholm cherche moins à s’opposer frontalement à Washington qu’à réaffirmer sa vision d’un processus de paix fondé sur la neutralité, le multilatéralisme et le droit international.


