Derrière son niveau de vie élevé, la Norvège repose sur un système salarial singulier, souvent mal compris par les étrangers.
1. Pas de SMIC national
Il n’existe pas de salaire minimum généralisé. Les salaires sont fixés par conventions collectives. Toutefois, dans neuf secteurs sensibles, des salaires planchers obligatoires ont été instaurés.
En 2026, un ouvrier qualifié du bâtiment gagne au minimum environ 265 NOK/heure.
2. Le modèle du “Frontfagsmodellen”
Les secteurs exposés à la concurrence internationale négocient en premier. Leur augmentation salariale sert de plafond pour les autres secteurs, afin de préserver la compétitivité du pays.
3. Salaire moyen et salaire médian
Si le salaire mensuel moyen dépasse 61 000 NOK, le salaire médian plus représentatif se situe autour de 50 500 NOK.
4. Une fiscalité élevée mais lisible
La plupart des salariés paient entre 25 % et 35 % d’impôts. Les nouveaux arrivants peuvent opter pour le régime simplifié PAYE à 25 % la première année.
5. Les feriepenger, pilier du modèle social
Les congés sont financés par des indemnités équivalentes à 10,2 % à 12 % du salaire annuel précédent, versées en général en juin.


