Le désert libyen a livré un nouveau secret macabre. Mercredi 14 janvier 2026, les forces de sécurité ont découvert une fosse commune contenant les corps de 21 migrants subsahariens près de la ville d’Ajdabiya, dans l’est du pays. Selon les premières informations, ces exécutions seraient liées à un vaste réseau d’extorsion de fonds ciblant les candidats à l’exil vers l’Europe.
Exécutés faute de rançons
D’après les éléments préliminaires de l’enquête, les victimes auraient été tuées après l’échec des tentatives de rançon auprès de leurs familles restées dans leurs pays d’origine.
Les migrants étaient détenus dans une prison clandestine, utilisée comme centre de torture. Les ravisseurs forçaient leurs captifs à appeler leurs proches ou à enregistrer des vidéos de menaces afin d’exiger des paiements.
Un suspect, présenté par les autorités comme un passeur déjà recherché pour plusieurs crimes, a été interpellé lors de l’opération.
Une prison clandestine démantelée
À proximité de la fosse commune, les forces de sécurité ont investi le site de détention. Plusieurs dizaines de migrants ont été libérés. En état de dénutrition avancée, ils présentaient de graves traces de violences physiques.
Les survivants vivaient entassés dans des cellules insalubres, sans accès aux soins ni à une alimentation régulière, livrés à l’arbitraire total de leurs geôliers.
La Libye, zone grise des droits humains
Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, l’instabilité politique chronique a transformé la Libye en plaque tournante des trafics migratoires. Malgré les alertes répétées des ONG internationales, milices armées et réseaux criminels continuent d’agir dans un climat d’impunité, favorisé par l’absence d’un État central fort.
Cette nouvelle tragédie met une fois encore en lumière les limites des politiques de sécurisation des frontières, qui peinent à garantir une protection réelle aux populations vulnérables en transit.
« Ce n’est pas seulement un crime de passeurs, c’est un échec de l’humanité. Ces personnes ne sont pas des migrants pour ces réseaux, mais des marchandises à presser jusqu’à la mort », analyse un observateur des droits humains sur place.


