Un nouveau chapitre s’ouvre pour le château de Rosenborg. Le 15 janvier 2026, la Collection royale danoise a dévoilé un ambitieux projet de modernisation et d’extension souterraine. Baptisé Rigets Skatkammer (« Le Trésor du Royaume »), ce chantier vise à sublimer l’écrin des joyaux de la couronne tout en transformant l’accueil de près de 500 000 visiteurs par an.
Un nouveau sanctuaire sous la terre
Le cœur du projet repose sur la création d’un vaste trésor souterrain, sous le château de Château de Rosenborg, permettant de tripler les surfaces d’exposition actuelles.
- Accès aux archives : de nombreux objets précieux, jusqu’ici conservés en réserves, seront pour la première fois accessibles au public.
- Scénographie contemporaine : selon Thomas C. Thulstrup, directeur de la Collection royale, la mise en scène répondra aux standards muséographiques internationaux, valorisant regalia, bijoux de la couronne et textiles cérémoniels.
Renaissance des douves et accueil repensé
Le projet dépasse largement la seule extension souterraine. C’est l’ensemble du site qui fera l’objet d’une relecture architecturale :
- Retour aux origines Renaissance : les douves historiques seront partiellement réaménagées afin de redonner au château son apparence de palais « posé sur une île ».
- Nouvelle entrée monumentale : un pont d’accès contemporain et des infrastructures d’accueil modernisées permettront de fluidifier les flux et d’améliorer l’expérience des visiteurs.
Un financement historique
Le budget total atteint 661 millions de couronnes danoises (environ 88,6 millions d’euros), financé via un partenariat public-privé d’envergure :
- Fondation A.P. Møller : 450 millions DKK, environ 60,3 millions d’euros
- État danois : 131 millions DKK, environ 17,6 millions d’euros
- Fondation Augustinus : 80 millions DKK, environ 10,7 millions d’euros
Ce qui fait 88,6 millions d’euros, ce qui correspond bien aux 661 millions de couronnes danoises annoncées.
« Avec ce projet, nous ne faisons pas que construire des murs ; nous ouvrons les portes de l’histoire royale danoise à une échelle jamais atteinte auparavant », souligne Thomas C. Thulstrup.


