La Coupe d’Afrique des Nations 2025 est entrée ce vendredi dans sa phase la plus intense avec deux quarts de finale disputés et riches en enseignements. À Tanger comme à Rabat, les tribunes pleines ont accompagné des rencontres où rigueur tactique et efficacité ont fait la différence, au terme d’une journée décisive pour la course au titre continental.
Au Grand Stade de Tanger, le Sénégal a validé son billet pour les demi-finales en venant à bout d’un Mali combatif mais pénalisé par son indiscipline. Les Lions de la Téranga ont rapidement pris l’ascendant grâce à une ouverture du score signée Iliman Ndiaye à la 27ᵉ minute, profitant d’une approximation défensive adverse. La rencontre a basculé définitivement avant la pause lorsque le capitaine malien a été expulsé, laissant son équipe en infériorité numérique. Malgré quelques velléités offensives en seconde période, le Mali n’est jamais parvenu à désorganiser un Sénégal solide, discipliné et maître de son tempo. Cette victoire confirme la maturité d’un groupe sénégalais qui avance sans bruit mais avec constance dans cette Coupe d’Afrique des Nations.
Quelques heures plus tard, à Rabat, le Maroc a fait parler son statut de pays hôte face au Cameroun. Dans un stade acquis à sa cause, la sélection marocaine a imposé sa maîtrise collective, ouvrant le score avant la demi-heure de jeu sur une action parfaitement construite conclue par Brahim Díaz. Le Cameroun a tenté de réagir mais s’est heurté à un bloc marocain bien en place, peu enclin à prendre des risques inutiles. En seconde période, un deuxième but est venu sceller définitivement le sort de la rencontre, libérant un public convaincu par la montée en puissance de son équipe. Sans être flamboyant, le Maroc a affiché une efficacité redoutable, qualité essentielle à ce stade de la compétition.
À l’issue de cette journée, le Sénégal et le Maroc rejoignent donc le dernier carré d’une CAN qui tient toutes ses promesses. Entre expérience, solidité défensive et réalisme offensif, les prétendants au titre se dessinent progressivement, tandis que les affiches à venir promettent une intensité encore plus élevée. La compétition entre désormais dans une phase où la moindre erreur peut coûter cher, et où chaque détail comptera dans la quête du sacre africain.


