Un tribunal correctionnel de Paris a reconnu ce 5 janvier 2026 dix personnes coupables de cyberharcèlement visant la Première dame, Brigitte Macron, après la diffusion en ligne de fausses rumeurs sur son identité de genre et sa vie privée, dans une affaire très médiatisée mêlant complotisme et discours de haine.
Un tribunal de Paris a condamné dix personnes pour cyberharcèlement en ligne à l’encontre de Brigitte Macron, épouse du président français Emmanuel Macron. Les prévenus huit hommes et deux femmes âgés de 41 à 65 ans ont été reconnus coupables d’avoir publié ou relayé sur les réseaux sociaux des affirmations fausses et malveillantes, notamment selon lesquelles Brigitte Macron serait née de sexe masculin et sous le nom de Jean-Michel Trogneux, ainsi que des insinuations injustifiées liées à son écart d’âge avec le chef de l’État.
Les sanctions prononcées lundi 5 janvier vont de peines de prison avec sursis de quatre à huit mois à une peine de six mois de prison ferme pour un prévenu absent à l’audience. Tous devront également suivre des stages de sensibilisation au respect en ligne, et certains ont reçu des suspensions temporaires de leurs comptes sur les réseaux sociaux.
Le procès, qui s’était déroulé les 27 et 28 octobre 2025 devant le tribunal correctionnel de Paris, portait sur des messages qualifiés par le tribunal de « particulièrement dégradants, insultants et malveillants ». La majorité des condamnations ont porté sur des propos comportant des allégations sans fondement concernant l’identité de genre et la vie personnelle de la Première dame.
Brigitte Macron n’a pas assisté aux audiences, mais a expliqué qu’elle avait engagé cette procédure pour “montrer l’exemple” dans la lutte contre le harcèlement en ligne. Sa fille, Tiphaine Auzière, a témoigné de l’impact de ces attaques sur la vie quotidienne et la santé morale de sa mère.
L’affaire s’inscrit dans un contexte plus large de combats judiciaires contre les théories complotistes et les discours de haine en ligne, phénomène ayant gagné en ampleur depuis plusieurs années et entraîné des actions en justice en France et à l’étranger.
Sources :
• Euronews, Cyberharcèlement de Brigitte Macron : dix personnes condamnées par le tribunal correctionnel de Paris, 05/01/2026.
• Le Club des Juristes, Affaire Brigitte Macron : condamnations pour cyberharcèlement, 06/01/2026.
• TF1 Info, Brigitte Macron cyberharcelée : les dix accusés reconnus coupables, 05/01/2026.


