Nigeria – Mozambique
Le Nigeria frappe fort et envoie un message
Dans un stade acquis à la cause des Super Eagles, le Nigeria n’a laissé aucune place au doute. Sérieux, disciplinés et cliniques, les hommes de José Peseiro ont surclassé le Mozambique (4-0) dans un huitième de finale à sens unique.
Dès les premières minutes, le tempo est nigérian. La circulation du ballon est fluide, le pressing constant. Ademola Lookman, intenable sur son côté, ouvre le score avant de se muer en chef d’orchestre offensif.

Sa vista et sa justesse technique désorganisent une défense mozambicaine rapidement dépassée.
Devant, Victor Osimhen fait parler sa puissance et son sens du but avec un doublé autoritaire. Le Nigeria avance, sûr de sa force, et s’affirme comme l’un des grands prétendants au titre.
Égypte – Bénin

L’Égypte souffre, mais l’expérience parle
À l’opposé du récital nigérian, l’Égypte a vécu une soirée bien plus éprouvante face à un Bénin courageux et sans complexe. Longtemps accrochés, les Pharaons ont dû puiser dans leurs ressources mentales pour s’imposer après prolongation (3-1).
Le Bénin défend bas, joue juste et pousse l’Égypte dans le doute. Mais dans les moments clés, l’expérience fait la différence. En prolongation, la défense égyptienne se projette, les lignes se resserrent, et la délivrance finit par arriver.
Comme souvent, Mohamed Salah incarne ce supplément d’âme. Décisif dans les dernières minutes, le capitaine rappelle que les grands joueurs marquent les grands rendez-vous, même dans la douleur.
Cette journée de CAN a offert deux visages du football africain :
- La démonstration de force, incarnée par un Nigeria sûr de son jeu et riche en talents.
- La lutte et la résilience, illustrées par une Égypte qui avance sans briller mais ne rompt jamais.
Les quarts de finale s’annoncent ouverts, intenses, et promettent des chocs où la maîtrise collective devra rivaliser avec les individualités.


