Lors d’une récente rencontre à Mar-a-Lago, Donald Trump et plusieurs de ses conseillers ont exhorté le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à revoir certaines politiques menées en Cisjordanie. En cause : des décisions jugées provocatrices, susceptibles d’aggraver les tensions régionales et de compromettre les équilibres diplomatiques déjà fragiles au Moyen-Orient.
Un territoire au cœur du conflit israélo-palestinien
La Cisjordanie est un territoire occupé par Israël depuis 1967, revendiqué par les Palestiniens pour l’établissement d’un futur État. Sa gestion constitue l’un des points les plus sensibles du conflit israélo-palestinien, notamment en raison de la présence de colonies israéliennes, considérées comme illégales par une grande partie de la communauté internationale.

« Nous avons eu une grande réunion avec beaucoup de monde… et je pense que nous sommes arrivés à beaucoup de conclusions. » White house Instagram
Colonisation et tensions récurrentes
Depuis plusieurs années, l’extension ou la légalisation de colonies, ainsi que certaines mesures sécuritaires et administratives prises par le gouvernement israélien, nourrissent de vives critiques. Ces politiques sont accusées d’alimenter les violences sur le terrain, de fragiliser l’Autorité palestinienne et d’éloigner la perspective d’une solution à deux États.
Les préoccupations américaines
Si les États-Unis restent un allié stratégique d’Israël, Washington cherche régulièrement à éviter des initiatives susceptibles de provoquer une escalade ou d’isoler davantage Israël sur la scène internationale. Les pressions exercées lors de cette réunion s’inscrivent dans cette logique : contenir les mesures perçues comme unilatérales et préserver une marge de manœuvre diplomatique dans une région déjà marquée par de multiples foyers de crise.


