Le gouvernement suédois a annoncé un durcissement des règles encadrant la libération conditionnelle des détenus, avec une entrée en vigueur prévue à partir du 1er janvier. Cette réforme vise en particulier les personnes condamnées pour des crimes graves, notamment les infractions violentes et sexuelles.
Jusqu’à présent, les personnes condamnées à une peine de prison pouvaient, dans de nombreux cas, être libérées après avoir purgé les deux tiers de leur peine, y compris lorsque les autorités estimaient que le risque de récidive grave restait élevé. Le gouvernement juge ce système insuffisant pour garantir la sécurité publique.

Selon les nouvelles règles, la libération conditionnelle ne pourra intervenir qu’après l’exécution d’au moins trois quarts de la peine. Cette disposition s’appliquera dans un premier temps aux peines de prison de six ans ou plus, avec l’objectif, à terme, d’étendre cette exigence à l’ensemble des condamnations à des peines d’emprisonnement.
La réforme prévoit également un assouplissement des conditions permettant de reporter une libération conditionnelle. Les autorités pénitentiaires disposeront de marges de manœuvre accrues pour maintenir en détention les personnes qui adoptent un comportement problématique en prison ou qui sont considérées comme présentant un risque élevé de récidive dans des crimes graves.
Le Premier ministre Ulf Kristersson a justifié cette réforme par la nécessité de mieux protéger la population et les victimes, estimant que le cadre juridique précédent exposait inutilement des personnes innocentes à de nouveaux actes criminels.
Cette modification législative s’inscrit dans une politique plus large du gouvernement visant à renforcer la réponse pénale face à la criminalité grave et à revoir l’équilibre entre réinsertion des détenus et sécurité publique en Suède.


