Aux côtés des exploits des Lions Indomptables, une silhouette traverse les décennies et les stades africains avec la même ferveur intacte. Ngando Pickett, de son vrai nom Henry Mouyebe, n’est pas un simple supporter : il est une présence, une habitude sacrée, une mémoire vivante du football camerounais.
Originaire de Yaoundé, Ngando s’est imposé au fil des années comme l’un des visages les plus reconnaissables du football africain. Le corps peint aux couleurs du Vert-Rouge-Jaune, le regard habité, toujours en mouvement, il danse, il chante, il appelle. À environ 73 ans aujourd’hui, il continue de porter les Lions comme on porte une foi sans calcul, sans fatigue apparente, sans jamais trahir la passion.
Un fidèle parmi les fidèles
Sa présence dans les tribunes ne se compte plus. Plus de 16 Coupes d’Afrique des Nations, plusieurs Coupes du monde, des milliers de kilomètres parcourus pour une seule cause : encourager son équipe, celle qu’il appelle « son sang ». Quand les Lions entrent sur la pelouse, Ngando est déjà là, bien avant le coup d’envoi, comme un rituel que le football camerounais refuse d’abandonner.
Une image devenue symbole
Avec ses peintures corporelles, ses chants et ses pas de danse, Ngando Pickett a dépassé le statut de supporter. Il est devenu une mascotte populaire, un repère visuel, un symbole de cette ferveur africaine qui transforme chaque match en célébration collective. Reconnu bien au-delà des frontières du Cameroun, il incarne cette vérité simple : le football africain se vit autant dans les tribunes que sur le terrain.
Une icône hors du rectangle vert
Pour des millions de fans, Ngando Pickett représente l’âme même de la CAN : l’intensité, la joie brute, l’engagement total. Il rappelle que les grandes compétitions ne se racontent pas uniquement à travers les buts et les trophées, mais aussi à travers ceux qui n’ont jamais cessé d’y croire.
Ngando Pickett n’a jamais porté le maillot.
Mais depuis plus de quarante ans, il porte les Lions.


