Un retournement digne d’un roman ferroviaire. Alors que la liaison nocturne entre Stockholm et Berlin semblait condamnée par la fin des aides publiques, elle est désormais sauvée par le secteur privé. Un signal fort pour l’avenir des rails européens.
La fin des subventions d’État
Le gouvernement suédois de centre-droit a confirmé sa décision de ne pas renouveler le contrat de subvention qui soutenait SJ (Statens Järnvägar) sur cette ligne.
- L’État jugeait que le maintien d’une exploitation subventionnée n’était plus une priorité, laissant le marché s’autoréguler.
- Conséquence : SJ avait annoncé l’arrêt définitif de son service EuroNight pour l’été 2026.
Le privé à la rescousse
Mais l’absence de fonds publics n’a pas signé l’arrêt de mort de la liaison. Deux acteurs majeurs ont relevé le défi :
- RDC Deutschland : Le groupe allemand, qui fournissait déjà voitures et personnel à SJ, reprendra la ligne à son compte dès août 2026. L’offre pourrait être réduite en basse saison, mais la liaison sera maintenue commercialement.
- Snälltåget : Déjà actif sans aide depuis des années, l’opérateur suédois étend même ses services, confirmant que la demande pour des voyages décarbonés est réelle et rentable.
Pourquoi c’est une bonne nouvelle
- Libre concurrence : La fin des subventions force les opérateurs à innover et à optimiser leurs coûts.
- Impact écologique : La ligne contribue à réduire les milliers de vols entre Scandinavie et Allemagne, consolidant le train comme alternative crédible à l’avion.
- Nouveaux services : Snälltåget prévoit des trains de jour directs et des liaisons vers les Alpes autrichiennes pour l’hiver 2025/2026.


