À partir de ce lundi 23 février , de nombreux élèves de Stockholm entrent dans ce que l’on appelle le congé de sport, plus connu en Suède sous le nom de sportlov. Ce congé scolaire, typiquement nordique, est une particularité du calendrier éducatif suédois et concerne aussi plusieurs autres régions du pays.
Une tradition née au XXᵉ siècle
Le sportlov trouve son origine dans les années 1940. À l’époque, la Suède faisait face à une pénurie de charbon pendant la Seconde Guerre mondiale, ce qui rendait le chauffage des écoles difficile en plein hiver. Les autorités ont alors décidé d’accorder une pause scolaire durant la période la plus froide de l’année.

Comment est née l’idée des vacances de février en Suède ?
L’idée des vacances de février en Suède trouve son origine dans les profondes transformations éducatives du début du XXᵉ siècle. À cette époque, de nouvelles conceptions de l’éducation accordent une place croissante au bien-être physique des élèves, perçu comme un complément essentiel à leur développement intellectuel. Dès 1919, l’école primaire intègre davantage d’« exercices corporels plus libres », rompant avec une discipline trop rigide, tandis que la réforme scolaire de 1927 étend ces principes aux établissements secondaires.
Dans ce contexte, les années 1920 voient apparaître les premières vacances de sport, alors organisées en lien avec la période de Pâques. Ces congés offrent aux jeunes citadins l’occasion de quitter les villes pour pratiquer des activités physiques et profiter d’un environnement plus sain. Initialement réservées à un nombre restreint d’élèves, ces initiatives rencontrent un succès croissant : au début des années 1930, près de cinq mille élèves par an peuvent ainsi participer à ces séjours, annonçant la naissance d’une tradition appelée à se diffuser dans toute la société suédoise.

Arbetarbladet.
Musée d’Uppland (Upplandsmuseet).
Licence CC BY-NC-ND.
Quand est né le « sportlov » ?
C’est à la fin des années 1930 que le terme sportlov apparaît véritablement dans le paysage scolaire suédois. À cette période, certaines écoles expérimentent une nouvelle organisation du calendrier en avançant les congés dans le cœur de l’hiver, grâce à une redistribution des jours initialement prévus pour Pâques et la Pentecôte. L’objectif est clair : combattre la « fatigue printanière » et redonner de l’élan aux élèves avant la dernière partie de l’année scolaire. Une semaine de repos en février ou en mars est alors perçue comme une parenthèse salutaire, propice au renouveau physique et mental.
Mais l’histoire de ces vacances ne s’arrête pas là. Au début de la Seconde Guerre mondiale apparaît une autre appellation, plus pragmatique : le kokslov, littéralement le « congé du coke ». Dans un contexte de pénurie, la fermeture temporaire des écoles répond à une nécessité économique : réduire la consommation de combustible destiné au chauffage. Pour autant, ces congés ne signifient pas l’évasion pour tous. Conscients des inégalités, les pouvoirs publics et les organisations de plein air s’attachent alors à proposer des activités locales, afin que chaque enfant puisse profiter de ce temps libre, même sans quitter sa région.

Photographe inconnu.
Licence CC BY © Archives de la ville de Stockholm (Stockholms stadsarkiv).
C’est à la fin des années 1930 que le terme sportlov apparaît véritablement dans le paysage scolaire suédois. À cette période, certaines écoles expérimentent une nouvelle organisation du calendrier en avançant les congés dans le cœur de l’hiver, grâce à une redistribution des jours initialement prévus pour Pâques et la Pentecôte. L’objectif est clair : combattre la « fatigue printanière » et redonner de l’élan aux élèves avant la dernière partie de l’année scolaire. Une semaine de repos en février ou en mars est alors perçue comme une parenthèse salutaire, propice au renouveau physique et mental.
Mais l’histoire de ces vacances ne s’arrête pas là. Au début de la Seconde Guerre mondiale apparaît une autre appellation, plus pragmatique : le kokslov, littéralement le « congé du coke ». Dans un contexte de pénurie, la fermeture temporaire des écoles répond à une nécessité économique : réduire la consommation de combustible destiné au chauffage. Pour autant, ces congés ne signifient pas l’évasion pour tous. Conscients des inégalités, les pouvoirs publics et les organisations de plein air s’attachent alors à proposer des activités locales, afin que chaque enfant puisse profiter de ce temps libre, même sans quitter sa région.
Progressivement, cette pause hivernale a pris une nouvelle vocation : encourager l’activité physique et le bien-être des enfants.
Bouger pour rester en bonne santé
La raison d’être du congé de sport est claire : inciter les jeunes à pratiquer des activités physiques en hiver. Ski, patinage, luge, randonnées ou encore natation figurent parmi les activités les plus populaires. Les municipalités, associations sportives et centres de loisirs proposent souvent des programmes spéciaux accessibles aux familles.

Un congé échelonné selon les régions
Afin d’éviter une trop forte affluence dans les stations de ski et sur les routes, le congé de sport n’a pas lieu simultanément dans toute la Suède. Il est réparti sur plusieurs semaines selon les régions. Stockholm fait partie des zones concernées cette semaine.
Un pilier du modèle suédois
Aujourd’hui, le sportlov est devenu un symbole de l’équilibre suédois entre éducation, santé et qualité de vie. Il illustre l’importance accordée à l’activité physique, au plein air et au bien-être mental, même et surtout en plein cœur de l’hiver.
Une pause bienvenue pour les élèves… et un rappel que, même sous la neige, bouger reste essentiel.


